Dans une démarche proactive de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a tenu une réunion d’urgence avec les responsables des principales institutions financières du pays. L’objectif ? Sensibiliser ces derniers sur les risques liés aux financements illicites, notamment ceux provenant de l’étranger.
Au cours de cette rencontre, Paul Atanga Nji a souligné l’importance d’un contrôle renforcé des fonds reçus par certaines entités, telles que les associations religieuses, les ONG et les partis politiques. Il a ainsi appelé les banques à une vigilance accrue sur les opérations financières supérieures à 500 000 francs CFA effectuées par ces organisations.
Menaces à la sécurité nationale
Selon le MINAT, ces fonds, dont la provenance est souvent opaque, pourraient être utilisés à des fins malveillantes, notamment pour financer des activités terroristes. Ces pratiques menacent ainsi la paix et la sécurité du pays, particulièrement dans les régions du Nord où sévit une insécurité grandissante.
Pour faire face à cette menace, le gouverement prévoit de multiplier les rencontres avec les acteurs du secteur bancaire afin de renforcer la coopération et d’harmoniser les pratiques. Les établissements financiers seront tenus de signaler toute opération suspecte aux autorités compétentes.
En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, a appris Lebledparle.com, des sanctions sévères seront appliquées aux contrevenants. Selon le Minat, cette mesure vise à dissuader les acteurs malveillants et à protéger le système financier camerounais.
Il faut noter que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est un enjeu majeur pour la stabilité financière et la sécurité d’un pays. En renforçant la surveillance des opérations financières et en sanctionnant les comportements délictueux, le Cameroun entend ainsi se conformer aux normes internationales en la matière et protéger son économie.