Selon Célestin Bedzigui, qui s’exprime dans une lettre ouverte, l’ampleur de la polémique autour du non-déferrement de Me Alice Nkom ne reflète pas nécessairement les enjeux réels de la défense des droits de l’homme. Il estime que cette surenchère risque même de nuire à cette cause.
Lire ci-dessous le conseil de Célestin Bedzigui à Me Alice Nkom du Redhac:
MON CONSEIL À MAÎTRE ALICE NKOM
Ma Chère Alice, Maître,
Je viens de me voir communiqué copie de ton message par voie d’huissier au Préfet du Wouri l’ informant que motif pris de l’indisponibilité de ton avocat, tu ne déféreras pas à sa convocation du 19 Décembre 2024 à la suite du bris du scellé sur les bureaux du Redhac dont tu as été êtes l’auteur .
Les scellés posés par l’État sont revêtus du sceau de l’ État et en porte l’ autorité. Les briser constitue, quelle que soit la raison invoquée, un déni de l’ autorité de l’État. Cela est un constat légalement inébranlable et juridiquement inattaquable.
Mr BEDZIGUI, bonsoir!
Le Cameroun et surtout la mairie de Monatele a tellement besoin de vous que vous ne devriez pas trouver du temps pour conseiller madame NKOM qui au demeurant est Avocate.
Vous êtes vous rassurés de la légalité de l’apposition des scellés ? En cas de bris de scellés, le Préfet est il fondé à séquestrer l’immeuble comme il l’a fait?
Votre démarche encourage le recul de l’Etat de droit et c’est l’occasion de vous rappeler que l’Etat n’est ni plus ni moins qu’un sujet de droit .
Au lieu de la convoquer au SED comme manifestation de la fébrilité de l’Etat, le préfet aurait dû simplement porter plainte pour bris de scellés et le juge judiciaire devait trancher. Au lieu de cela, un pays entièrement délabré où le ministère du commerce vend du riz, ce qui devrait vous interpeller, vous êtes là à écrire pour des problèmes individuels
De grâce soyez plus préoccupé par des problèmes d’intérêt général.
Bien à vous.
Olivier NAKONG
Citoyen