L’homme vêtu en noir a certainement voulu faire entendre sa voix pour le retour imminent de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Tel un veuf, l’homme à la tête chauve, pieds nus, décemment habillé en complet costume noir et tenant un support de lecture en main avec un air concentré, assis sur la chaussée, fait l’objet de toutes les attractions ce jeudi 29 octobre 2020 au lieu-dit Salle des fêtes à Douala, la capitale économique du Cameroun.
Les passants regardent l’homme assis sur le macadam avec beaucoup de stupéfaction, on dirait un philosophe sous un soleil qui brûle les cranes en mi-journée.
Passé à l’interrogatoire, l’homme d’une quarantaine d’années a dit manifester pour le retour à la paix dans les régions d’expression anglaise qui sont en proie à une crise effroyable depuis quatre ans.
Sauf que le milieu n’était certainement pas bien choisi pour le manifestant d’exprimer son ras-le-bol. Car selon notre source surplace : « Il a été presque brutalisé par la police et on lui a demandé de quitter les lieux »
Néanmoins, l’intention de ce citoyen se greffe à celle de plusieurs de ses compatriotes qui soutiennent depuis quelques semaines, le slogan « Endanglophonecrisis ».
Le sentiment de compassion et de patriotisme a crû avec les récentes attaques qui ont coûté la vie à sept jeunes élèves dans la vile de Kumba, au Sud-Ouest le samedi 24 octobre 2020.