Malgré une interdiction émise par le sous-préfet d’Eseka, l’honorable Cabral Libii, député à l’Assemblée nationale et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a mené à bien sa tournée dans la ville et le département du Nyong-et-Kéllé. Accompagné de membres de son parti, il a tenu une série d’activités, notamment un compte rendu parlementaire et la dédicace de son nouvel ouvrage, « Ce que j’ai vu, manifeste de la rupture et du progrès ».
« Les populations ont touché du doigt ce que j’ai vu », a déclaré Cabral Libii, soulignant l’accueil chaleureux qu’il a reçu. La cérémonie de dédicace, qui s’est tenue le samedi 29 mars, a rassemblé une foule enthousiaste, incluant des journalistes et des artistes. L’humoriste Moustik le Karismatik a exprimé son soutien indéfectible à Cabral Libii, affirmant : « Si vous avez un dernier soldat qui doit vous suivre, sachez que c’est moi, je ne quitterai pas le bateau ».
Cette tournée intervient dans un contexte politique tendu pour le PCRN, marqué par une crise interne. Robert Kona, fondateur du parti, conteste la légitimité de Cabral Libii en tant que président, une position qui semble bénéficier du soutien du gouvernement. Récemment, le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji, a reçu Robert Kona et des cadres du parti ayant fait défection, qui ont annoncé leur ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) pour les élections présidentielles de 2025.
L’interdiction de la tournée par le sous-préfet d’Eseka n’a pas dissuadé Cabral Libii, qui a maintenu ses activités. L’absence de réaction des forces de l’ordre lors de sa visite a soulevé des interrogations quant à l’application de l’interdiction.