Dans une lettre de démission collective signée en date du 28 avril 2018, plusieurs militants du mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), font savoir au président national Maurice Kamto, qu’ils ne font plus partie des rangs de son parti.

C’est assurément un coup dur pour le parti politique de l’opposition qui a tenu sa convention il y a quelques jours. 220 militants de ce parti dans la région de l’Extrême-Nord, précisément dans le département du Mayo-Kani et Mayo-Danay ont claqué la porte.
Plusieurs raisons sont avancées par lesdits militants. La première raison est l’absence du soutien du président national. En effet, comme ils indiquent dans la lettre, depuis qu’ils se sont battus pour implanter le parti dans l’Extrême-Nord, Maurice Kamto n’est jamais descendu sur place pour les réconforter dans leur engagement, même à leur demande.
La deuxième raison de démission se trouve dans la convention du MRC. En fait, les militants démissionnaires pensent que, en dehors du mépris de Maurice Kamto affiché à leur endroit, le parti n’a pas l’ambition de rassembler les camerounais et cela s’est justifié par l’absence d’accompagnement pour le déplacement de Yaoundé pour la convention du parti. Les 358 délégués de l’Extrême-Nord devaient payer eux-mêmes leur déplacement, pourtant une promesse de les accompagner dans ce sens avait été faite par la direction nationale du parti.
Les démissionnaires avancent entre autres arguments pour justifier leur départ, la gestion opaque du parti au niveau national et local. Ils disent ne pas reconnaitre les responsables actuels du directoire de l’Extrême-Nord, parce qu’ils ne savent pas d’où ces deniers sortent.