Les différents verdicts qui ont été rendus au cours de la cérémonie de récompenses du football africain qui s’est tenue hier soir en Égypte n’ont pas rencontré l’assentiment de tous. Au Cameroun, plusieurs hommes de médias crient au complot, d’autres réaffirment un leur soutien inconditionnel à Nchout Ajara.
En pole position pour remporter le prix de la joueuse africaine de l’année 2019, Nchout Njoya Ajara n’a pas été récompensée. Le prix a été décerné à la Nigériane Oshoala. L’attaquante du FC Barcelone remporte le prix pour la quatrième. Elle a récolté 351 voix, 30 de plus que l’attaquante camerounaise Nchout Ajara (321) et Thembi Kgatlana, qui avait 247 voix.
Ajara…un futur complet…
Dans une sortie sur son compte Facebook, Martin Camus Mimb n’a suivi le vent de protestation qui est né après l’annonce de la deuxième place de l’attaquante camerounaise. Le promoteur de Radio Sport Info a plutôt écrit un hymne, une véritable ode à la gloire du talent de la finaliste malheureux au Ballon d’Or africain.
«Comme on m’a enseigné que les verbes conjugués au futur à la troisième personne se terminent par « RA », j’ai préféré me consoler en décrétant que la vie est devant nous», lance le commentateur sportif.
«Fallait-il un dessin pour qu’on tête son sein? Un parcours saint au cours d’une année loin d’être malsaine qui l’avait ceint comme une Sainte Reine d’une distinction sanctifiée. La logique a été inique. Il était prévu qu’elle s’imbrique de façon authentique dans la destinée unique de cette Reine de la Cour Royale Bamoun. Comme si la couronne avait fui sa tête pour se poser sur ses pieds, peut-être frêles, mais qui ont les ailes des pelouses vertes, et qui se devaient d’être couverts d’or, tel un imperator. Merci pour ce shoot Ajara, qui vient de se loger dans les buts de notre cœur à jamais. Il n’est pas manqué, rassure toi», poursuit–il avant de conclure.
«Nos yeux l’ont vu perforer les filets du sacre…Impossible pour l’avatar qu’on appelle Var de nous faire croire qu’il est annulé. C’aurait été plus resplendissant en hissant dans les cieux de la CAF…le vert rouge et jaune, visible à Petpenoun comme à Loum, à Mvomeka comme à Eséka…à Edea comme à Pitoa…Et personne n’a la gomme qui l’efface dans nos cœurs. Chantons en chœur Vive la Reine NJOYA! Vive AJARA».
L’intéressée est allée dans la même logique que Martin Camus Mimb faisant ainsi montre d’un fair play exemplaire.