Le premier secrétaire du Parti uni pour la rénovation sociale (PURS) s’est exprimé à travers une tribune sur Facebook le mardi 17 novembre 2020 sur les crises qui secouent le Cameroun en ce moment, notamment la crise de la sécurité interne. Cette tribune intervient après l’agression d’Abel Elimbi Lobé, le dimanche 15 novembre 2020. L’homme fait le constat de l’échec de la sécurité interne et fait des propositions.
Lebledparle.com vous propose la tribune intégrale.
Pour un Cameroun sain…et sauf.
Nous avons tellement de défis auxquels se greffe la crise sanitaire actuelle. La haute criminalité qui s’empare de nos villes et quartiers en est un.
La première des libertés est la sécurité. Sans sécurité nous n’avons plus de société. Et c’est la loi du plus fort qui s’impose.
La sécurité intérieure n’est donc pas une banale affaire. Il s’agit là de l’une des missions régaliennes de l’État. Quelles réponses les pouvoirs publics pensent opposer au grand banditisme? C’est une question que se posent tous les compatriotes.
L’Etat n’a plus le choix que d’avancer démasqué. Et y apporter des réponses convaincantes. A la place des diligences, des réformes doivent être conduites. Condition sine qua non!
Au PURS, nous constatons la détresse quotidienne des Camerounais qui ont l’impression d’être abandonnés par l’État. Voilà pourquoi nous proposons entre autres mesures, l’octroi de plus de moyens et de logistique adaptés pour rendre possibles et rapides, les interventions. Que les unités de police soient mieux équipées.
Un renforcement des effectifs de la police permettra à chaque Camerounais de disposer de la sécurité en temps réel. Ces moyens humains doivent être bien répartis avec une attention particulière pour les zones prioritaires nécessitant une présence policière forte.
Le développement de la police sécuritaire citoyenne permettra de réduire le petit banditisme.
L’encadrement de la jeunesse intégrera une dimension sécuritaire importante dans la politique que nous allons implémenter. Aussi, l’axe Police-Justice-Prison et réinsertion doit être revu. Il s’agit nettement de mettre en place un dispositif d’accompagnement pour lutter contre la récidive et la radicalisation dans la délinquance.
Nous devons relever cette gageure devenue une gangrène majeure. L’insécurité ambiante entraîne des conséquences graves sur le fonctionnement normal de notre pays.
Pour y arriver, nous avons besoin de la solidarité nationale et de la participation citoyenne. Comme chante André M. Talla, « Ensemble donnons-nous la main. Ensemble pensons à demain. Et ensemble nous irons très loin »…